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A la UNE

Le comité développement durable du LaMME

Le comité a été crée en novembre 2020. A ce jour il est composé de Lucilla Corrias, Marie-Luce Taupin, Thuy Vo, Dasha Loukianova. Le comité est aidé par Valérie Picot, Maouloud Ould Baba.

Moyens de transport "propres" du LaMME

En 2020 LaMME a acheté deux vélos: un électrique, un classique, et une trottinette. Ces moyens de transport sont utilisés par le personnel du LaMME pour les trajets entre les différents bâtiments de l'Université.

Les accords de Paris

L’Accord de Paris, adopté en 2015 par 195 États, vise à maintenir le réchauffement climatique « bien en dessous de 2 °C » par rapport à l'ère préindustrielle et à poursuivre les efforts pour le limiter à 1,5 °C. Pour atteindre cet objectif, les émissions mondiales de gaz à effet de serre doivent diminuer fortement au cours des prochaines décennies et tendre vers la neutralité carbone dans la seconde moitié du XXIᵉ siècle.

Pour respecter cet objectif, de nombreux scénarios climatiques conduisent à une empreinte carbone soutenable d'environ 2 tonnes de CO₂ équivalent par personne et par an à l'échelle mondiale vers le milieu du siècle. En comparaison, l'empreinte moyenne d'un habitant de France est aujourd'hui de l'ordre de 8 à 10 tonnes CO₂e par an selon les méthodes de calcul. L'enjeu n'est donc pas seulement technologique : il concerne aussi nos modes de déplacement, d'alimentation, de consommation et d'organisation du travail.

La valeur de 2 tonnes de CO₂e par personne et par an provient de l'idée de budget carbone mondial. Les climatologues estiment la quantité totale de gaz à effet de serre que l'humanité peut encore émettre tout en conservant une probabilité raisonnable de limiter le réchauffement à 1,5 °C ou au moins à moins de 2 °C.

Quelques ordres de grandeur

Un adulte français a émis environ 8 teqCO2 en 2021 (ADEME)

Il devrait émettre moins de 2 teqCO2 par an en 2050 pour respecter les accords de Paris

1 aller-retour Paris-New-York en avion = 1teqCO2

3 allers-retours Paris-Marseille en voiture = 1teqCO2

215 allers-retours Paris-Marseille en train = 1teqCO2

Fabrication de 10 ordinateurs portables Dell = 1teqCO2

Dépense publique (administration, enseignement, santé, sport, culture…) en France en 2019 par habitant = 1,4 teqCO2

Consommation d'électricité des grands centres de données

La consommation d'un grand centre de données (data center hyperscale: Google, Microsoft, AWS, Meta) est devenue comparable à celle d'une petite ville.

Quelques ordres de grandeur :

Grand hyperscale (Google, Microsoft, AWS, Meta) 100 MW et plus

Nouvelles installations dédiées à l'IA 200 à 500 MW, parfois davantage. Cette consommation est attendue de doubler d'ici 2030: ( Raport du Parlement Européen sur l'IA et le secteur d'energie)

L'AIE indique que les grands centres hyperscale ont généralement une puissance supérieure à 100 MWAgence international de l'energie Pour se représenter ce que cela signifie : 100 MW fonctionnant toute l'année correspondent à environ $$ 100\times 24\times 365 \approx 876\ \text{GWh/an}. $$ Cela représente la consommation électrique d'environ 100 000 à 200 000 habitants selon le pays et les usages.

Résumé du rapport du Parlement Européen sur l'IA et le secteur d'energie

Rapport du Parlement Européen sur l'IA et le secteur d'energie

L’intelligence artificielle (IA) révolutionne de nombreux secteurs de l’économie, y compris celui de l’énergie. La croissance exponentielle des centres de données (data centers) dans le monde et en Europe entraîne une hausse de la demande d’électricité, soulevant des questions quant à son impact sur les infrastructures existantes et sur la durabilité environnementale. Dans le même temps, l’IA peut contribuer à transformer les systèmes énergétiques en améliorant l’efficacité énergétique, en facilitant l’intégration des énergies renouvelables et en optimisant les réseaux électriques.

Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), les centres de données représentent actuellement seulement 1,5 % de la consommation mondiale d’électricité, mais leur demande en électricité devrait plus que doubler d’ici 2030. Dans l’Union européenne, ils représentent environ 3 % de la demande totale d’électricité, avec de fortes disparités entre pays : cette part dépasse 20 % en Irlande. Les centres de données dédiés à l’IA ont tendance à se concentrer géographiquement, ce qui accroît la pression sur les réseaux électriques locaux et implique des arbitrages concernant les objectifs climatiques, l’utilisation des sols et le coût de l’énergie.

Une requête adressée à ChatGPT consommerait environ dix fois plus d’électricité qu’une recherche traditionnelle sur Google, même si cela dépend de la complexité de la question et du format utilisé (texte ou multimédia). Un grand centre de données est estimé consommer chaque année autant d’électricité que 100 000 ménages. Les centres de données utilisent de l’énergie non seulement pour entraîner et exploiter les modèles d’IA, mais aussi pour refroidir les serveurs et maintenir les équipements.

À l’échelle mondiale, les principales sources d’énergie alimentant les centres de données sont les énergies renouvelables et le gaz naturel ; l’énergie nucléaire (et, à l’avenir, les petits réacteurs modulaires) occupe également une place croissante.

La stratégie numérique de l’Union européenne de 2020 prévoyait que les centres de données deviennent neutres sur le plan climatique d’ici 2030. La directive européenne de 2023 sur l’efficacité énergétique impose aux centres de données de déclarer leur consommation d’énergie, leur utilisation d’eau et leur recours aux énergies renouvelables. En outre, un dispositif européen adopté en 2024 pour évaluer la durabilité des centres de données leur impose de publier des indicateurs clés relatifs à l’énergie et à la durabilité.

Les prochaines initiatives européennes visent à concilier les ambitions de compétitivité et les préoccupations liées à la décarbonation. Le futur « Cloud and AI Development Act », attendu prochainement, vise à tripler la capacité des centres de données dans l’Union européenne au cours des cinq à sept prochaines années. Par ailleurs, la « feuille de route stratégique pour la numérisation et l’IA dans le secteur de l’énergie » ainsi que le « paquet sur l’efficacité énergétique des centres de données », prévus pour le début de l’année 2026, traiteront plus spécifiquement des impacts énergétiques de cette évolution.

Bilan Carbone 2022 du LaMME

Emission par agent: 1, 336 teq en 2022

Bilan Carbone 2023 du LaMME

comite_developpement_durable.txt · Last modified: by Dasha Loukianova

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